dimanche 3 juillet 2011

Portrait de mon fils en vanité



Thierry Doukhan - Portrait de mon fils en vanité
2011 - huile sur toile - 65 x 50 cm (15P)

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V
oilà ma superproduction baroque de l'année : deux séances de poses avec le modèle, un week-end pour en faire un photomontage préparatoire et enfin, des heures d'étalage de peinture...

Contrairement à mon précédent tableau de nouveau-né, la mise en scène évidente appelle une interprétation "symbolique"...
Le prétexte, c'était un exercice imposé, à l'école Quentin de la Tour, sur le thème de la peau. Voilà justement une peau nue, qui répond aux autres revêtements des animaux : pelages, plumage, coquilles et carapaces... Beaucoup y ont vu une victoire (une arrogance ?) de la vie sur la mort, à l'inverse des vanités traditionnelles. Plus simplement, d'autres y ont vu une déclaration d'amour, de la part d'un père à son fils.

Et puis les réfractaires ont vu une image morbide, qui reproduit bêtement la "réalité" (quel manque d'imagination !).

Techniquement, ce que j'ai appris cette année, s'illustre dans deux zones précises...



1) Un halo lumineux autour d'une silhouette, donne du relief et de la profondeur : on voir "l'air qui passe derrière", comme dit mon prof de peinture.

2) "L'objet doit passer dans le fond", à certains endroits, pour éviter l'effet-collage. Ici, le torse se fond dans le fond, au niveau de l'aisselle.

3) Oser la peau rouge corail, dans des zones fines et translucides du corps, afin que cette peau ne soit pas de cire, mais de chair et de sang : par exemple dans une narine, au bout des doigts...



... et encore du rouge corail, dans l'oreille et l'oeil.

4) Enfin, oser une touche plus grossière ("enlevée", comme si mon prof), dans le décor du fond, les vêtements, ... Hyper-réaliste vue de loin, l'image pourrait être presque impressionniste en s'approchant !

Enfin, voici trois animations avec des commentaires sur mes choix de composition...

make animationOn partage l'image en deux moitiés, horizontalement.
La moitié basse est réservée au décor du premier plan (fourrure et pupitre).
La moitié haute est réservée au décor du second plan (étagère).


On partage l'image en trois parties égales, verticalement.
Le centre d'intérêt - le crâne de chat - se trouve à l'intersection du milieu et du tiers (règle de composition classique).
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make animationOn partage l'image en deux moitiés, verticalement.
Cette ligne passe par l'axe médian du visage et du torse, qui ne sont pourtant pas centrés.

On "rabat le petit côté" (règle classique) pour former un carré.
La diagonale du carré donne la direction et l'emplacement de l'avant-bras droit.


Le côté bas du carré délimite la ceinture.
Une diagonale de rectangles, donne la direction du bras droit ; et une autre donne la direction du bras gauche (et de la lumière sur le torse).
Ensemble, ces trois segments forment un triangle dans lequel s'inscrit le personnage.


make animationLe carré précédent a aidé à composer l'étagère : le montant vertical et les deux planches horizontales, se trouvent à un quart ou à la moitié du grand carré.
La partie principale du tableau, se trouve dans une petite zone carrée, au centre du grand carré..
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3 commentaires:

  1. C'est un travail magnifique que tu montres avec cette peinture. Combien de temps as-tu mis pour la réaliser?
    Dans cette peinture, je vois de la fierté...du père envers son fils et du fils envers son père...
    Le travail d'hombre et de lumière sur la peau est splendide...Bravo !

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  2. Merci Hélène !
    Je n'ai pas compté le temps passé pour faire ce tableau... Peut-être 5 demi-journées, réparties inégalement entre l'automne et le printemps dernier.
    Ce que tu vois, dans cette peinture, est vrai. Mon fils et moi, nous nous admirons et nous nous identifions à l'autre, mutuellement... Ca doit être ça, l'amour fusionnel !

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