lundi 6 février 2012

Le harcèlement scolaire n'existe pas

Après la reconnaissance du harcèlement sexuel, puis du harcèlement moral, voilà qu'on met le doigt sur le harcèlement scolaire.
Pourquoi ? Parce que, d'après le site gouvernemental dédié, l'enfant harcelé rique des troubles importants pouvant aller jusqu'au suicide ; quant à l'enfant harceleur, il a 60 % de chances d'être impliqué dans un fait de délinquance avant l'âge de 24 ans.
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On pourra trouver notre époque bien chochotte, alors que des enfants des années 50 pouvaient subir des actes de pédophilie ou des bastonnades quotidiennes à l'école (je pense à des témoignages précis) sans que cela nuise à leur épanouissement.
Mais c'est un autre sujet...
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Le sujet qui m'intéresse, c'est que mon fils de 10 ans est harcelé depuis des mois, par un des ses "camarades" de classe. Tous les jours et plusieurs fois par jour, c'est : insultes, brimades, coups de pieds, coups d'épaules, jets de projectiles (stylos, gommes, branches), etc.
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Son cas rappelle le mini-film "les claques" de la campagne anti-harcèlement...
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Quand j'ai signalé les problèmes de mon fils par courrier, l'équipe éducative a immédiatement réagi... en me répondant que mon fils "n'est pas parfait" (sic) et que lui aussi, est capable d'être agressif ou insultant. Etrangement, c'est la première fois que je lisais de tels reproches !
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Mais c'est vrai... Une poignée de fois, il a eu le tort de répondre aux multiples agressions. Erreur fatale, car une victime doit être christique pour être crédible ! C'est ce que j'appelle le syndrôme Nafissatou...
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Il aurait pu prévenir les adultes au lieu de répliquer par des paroles blessantes (il ne sait pas se battre) !
Dans un premier temps, il l'a fait... en vain : son agresseur était parfois puni, sans que le harcèlement ne cesse ; ou alors, on renvoyait mon fils en considérant qu'il ne s'agissait que de "chamailleries" ou de "mésententes" entre deux enfants.
A présent, mon fils a compris que sa souffrance n'était pas prise en compte et depuis quelque temps, poussé à bout, il a eu l'occasion de déraper (en qualifiant son agresseur d'"arabe" par exemple).
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Le harcèlement scolaire n'est pas reconnu.
Faute de bon diagnostic, la communauté éducative ne trouve pas le bon remède.
Et la situation se dégrade.
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Vendredi soir, j'ai été invité à une Commission Educative, présidée par le Directeur de l'école, qui a d'abord voulu aborder le "Pourquoi lui [mon fils]", comme si sa responsabilité était primordiale.
C'est toujours pareil : la femme violée aura toujours une jupe trop courte !
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La veille, Monsieur le Directeur m'écrivait qu'il avait transmis mes courriers à Mme l'Inspectrice et que "De notre côté, l'équipe enseignante prendra note de tous les faits qui pourraient se produire au sein de l'école quant au comportement positif ou négatif de votre fils, cela dans le but d'éclairer le jugement de tout un chacun".
Le courrier ne précise pas si le comportement de l'agresseur de mon fils, sera également surveillé avec la même attention.
A partir de maintenant, toute erreur de la victime pourra se retourner contre elle !
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A suivre...

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